Galerie Imaginaire

La peinture de Maurice Rocher est marquée par de longues séries, chacune très différentes. Comme chez Giacometti, on retrouve le besoin de travailler le même thème, pour en percer l'essence. Trois grandes séries constituent l'essentiel de l'œuvre de Maurice Rocher.

Ecouter Maurice Rocher (qu'est ce que l'expressionisme ?)

 

Eglises

"J'ai toujours peint des églises. Avant 1939, combien de fois suis-je allé, avec mon chevalet, m'installer devant. J'allais là, plutôt que vers un paysage de montagne, de prairies ou de rivières qui ne m'inspiraient pas.J'ai peint des églises. C'est tout"


Couples

"Dans ma vie, la femme a été une obsession. Dans les moments où j'avais tous les éléments pour être heureux, la Femme mythique s'est toujours interposée. C'était la femme de chair que je rencontrais en allant dans la rue. Elle s'interposait, comme un écran."


Suppliciés

"Entre janvier 1986 et le 25 juillet 1986, j'ai peint vingt-cinq suppliciés : des visages laminés, déchirés, boursouflés, sanglants . Je les peignais en alternance avec les couples. Je les mettais souvent par panneau de six, je les installais dans le fond de l'atelier pour les regarder, de façon fraternelle. Je m'y retrouvais. J'avais besoin d'eux. Ils m'aidaient à vivre.


Visages matières

"Ces visages matières ont une évolution très differente de celle des toiles. Ces épaisseurs sont posées les unes sur les autres. J'ajoute des couleurs, des matières, au fil des mois, des années.Certains sont en cours depuis dix ans.Je les reprends sans cesse. Je les retouche ou je les casse. J'en sélectionne fort peu."


Maurice Rocher a également abordé d'autres séries, de façon plus marginale. Tous restent dans la même demarche expressioniste, avec le visage de l'homme comme dénominateur commun.

Portraits

Montages

Femmes

Tauromachie

Lavis

Notables

Enfin, la principale activité de Maurice Rocher, qui fut réelement son moyen de subsistance pendant toutes ces années où sa peinture n'est pas reconnue, est le vitrail.

Vitraux

Tous les textes qui accompagnent les peintures sont tirés du Journal de Maurice Rocher