Arrive ce matin, petite pause cigarette avec mon boss
japonais, confidence. "Do not tell anyone about it,
the project is dead, customer has broke and asked
to
finish the contract." Surprise de ce debut de semaine.
Soucieux de rester discret, je ne souffle mot, mais
sent une nouvelle decontraction chez mes collegues.
Tout le monde sait. Plus rien a faire, d'ici une
semaine, tout sera fini. A six heure les bureaux
sont
vides.
Notre client fait des satellites. Il est dur de savoir
si c'est l'effet d'onde des boeing kamikaz mais le
projet est kaput.
Sentiment etrange, un peu comme de voire bruler un
manuscrit. Ces lignes de code, centaines de milliers,
qui ont ete penses, ecrites puis polies avec le temps,
disparaissent de la memoire humaine, tout juste
conserve, non utilisees, dans des
disques-dur-cerceuil. Les serveurs hauts de 2 metres
dont les multiples processeurs permettaient a un
enchevetrement de processes et requetes
concurrentents de vivre vont sans doute s'eteindre
definitivement. Paix a leur ames.
De facon, bien plus materiel, c'est notre financier
qui s'eteint. Sans client, pas de raison de rester
ici. Nous somme donc pour l'instant dans le doute
quand
au court-terme, sans aucune idee des prochaines options
proposees par la boite... Peut etre la bonne occasion
de rentrer au pays.
Retour en train du travail . Je ne sort pas mon
livre
mais regarde les japonais comme un touriste, avide
du
detail.
on vous tient au courant,
Sodaj